Je ne sais pas si c'est pareil pour toi cher lecteur, mais à Toulouse, le soleil a bien du mal à s'imposer face à la grisaille hivernale. Alors pour te remonter un peu le moral, j'ai décidé de t'apporter une bonne dose de couleurs et pour cela, il te suffit juste de lever les yeux. Eh oui, pour ce deuxième article dédié à la ville rose, je te propose de partir à la découverte de l'un de mes arts préférés : le street art. Dans chaque ville que je découvre, je suis toujours à la recherche d'une oeuvre qui pourrait se cacher dans un coin de rue car j'apprécie particulièrement ce mode d'expression pour son côté très accessible (ce qui n'est pas vraiment le cas de l'art contemporain, il faut l'avouer). Savais tu que Toulouse figure parmi les villes où le street art s'est le plus développé ? En effet, depuis quelques années, sous l'impulsion de différents graffeurs, les murs de la ville se sont parés de motifs colorés pour le plus grand bonheur des passionnés. L'office de tourisme de Toulouse propose d'ailleurs une balade entièrement dédiée à cette forme d'expression. Je n'ai pas encore eu le temps de participer à cette activité mais elle est inscrite dans mon calendrier estival.  Je te propose donc de découvrir les œuvres toulousaines au fil des mois à travers des articles publiés de temps en temps. Ayant découvert récemment qu'une centaine de graffitis étaient répartis dans la ville, j'ai donc décidé de partir à la recherche de ces derniers et de vous en dévoiler les petits secrets. C'est parti pour le street art à Toulouse #1!

Boulevard Lascrosses (26 mai 2018)
 
Nous débutons donc cette balade par l'oeuvre la plus colossale de la ville et l'une de mes préférées vu que j'ai le plaisir de l'admirer à travers la vitre du bus en rentrant chaque soir du travail. Cette oeuvre, une fresque monumentale de 30 m de haut sur 12m de large, réalisée par le collectif de graffeurs toulousains Truskool se compose de sept strates représentant chacun une partie "signature" des artistes. Ces derniers ont eu carte blanche pour réaliser cette oeuvre avec pour seule contrainte imposée par les Bâtiments de France, celle de respecter les teintes dominantes dans le bâti du secteur. Pour l'admirer, il vous suffira tout simplement de vous diriger vers la place Arnaud Bernard et de lever yeux en direction du boulevard Lascrosses. 
Graffeurs : Siker, Ceet, Soone, 2Pon, Tober, DER et Tilt


Rue Gramat (26 mai 2018)
Nous poursuivons la visite en nous dirigeant vers la rue Gramat. Située en plein coeur du quartier Arnaud-Bernard, cette rue est le berceau du street art toulousain! En effet, à l'origine le graff est considéré comme une forme de vandalisme qu'il convient de réprimer et non comme une véritable création artistique. Ainsi, si les façades des appartements sont devenus le terrain de jeu favoris des graffeurs, c’est avant tout parce qu'ils pouvaient y pratiquer un art encore marginalisé en toute discrétion. Mais au fil des années, la rue Gramat est devenue un lieu incontournable du graff toulousain, reconnu au point d'accueillir l'une des premières fresques officielles de Toulouse, réalisée en partenariat avec la mairie et les habitants. Tout au long de la ruelle, dans un désordre maîtrisé, les murs se couvrent d’œuvres hétéroclites, des plus sombres au plus colorées. Nous avons découvert cette rue cette année, subjugués par les œuvres variées qui la décorent mais sachez que les graffitis sont en constante évolution, les anciens graffitis recouvrant les précédents, c'est donc le lieu de la ville qu'il ne faut pas hésiter à découvrir et redécouvrir au fil des saisons. 
Graffeurs : Juan Felipe Céspedes, Loke, Ceci RO et artistes indéterminés.
      

  

Le jardin d'Embarthe (20 octobre 2017 / 26 mai 2018)
 
A quelques pas de la rue Gramat, nous nous dirigeons vers le jardin d'Embarthe. Nul ne se douterait que dans ce jardin d'enfant fréquenté par les familles du quartier, se trouve le plus vieux graff toulousain encore visible. A l'abri du brouhaha environnant, n'hésitez pas à pousser la porte de ce jardin isolé pour découvrir cette fresque désormais envahie par le lierre. Ce mur a été offert par la ville pour canaliser les élans artistiques des graffeurs dans les années 90 et il en résulte une très belle fresque murale au milieu de laquelle trône un espiègle gamin.
Graffeur : Soone

Avenue de Lyon (21 mai 2018)
Poursuivons cette balade en direction de mon oeuvre préférée : "Justice Wall Acte 1." Je suis particulièrement fan des graffs gigantesques et colorés et particulièrement ceux qui portent un message. Cette fresque est l'oeuvre de Snake, artiste autodidacte dont l'objectif est d'attirer le regard du passant sur un lieu à priori banal. Juriste de formation, j'ai passé de longues minutes à observer cette oeuvre en essayant de comprendre le message de l'artiste à travers l'usage de la balance de la justice. Si toi lecteur, tu as une explication précise à me donner, je suis toute ouïe. Foncez découvrir cette œuvre dès que possible, le chantier environnant laisse présager une destruction prochaine.
Edit du 01/06/18 : j'ai pu découvrir à travers une vidéo les secrets de l'oeuvre, je vous laisse être subjugués par le talent de Snake en cliquant ici
Graffeur : Snake

 Quartier Empalot (26 mai 2018)
 
Je termine cet article par deux œuvres monumentales que vous pouvez observer sur les façades de deux immeubles du quartier Empalot. Etudiante durant cinq années à Toulouse, j'habitais dans la résidence universitaire Daniel Faucher, situé à proximité de ce quartier populaire. J'ai donc été agréablement surprise de découvrir ce quartier en plein renouveau mais hélas déçue d'apprendre le côté très éphémère des œuvres peintes sur ces bâtiments voués à la destruction dans les mois à venir. C'est aussi cela le street-art, un art temporaire qu'il faut savoir apprécier au grès des changements urbains. Ces deux portraits en noir et blanc sont réalisés par Hendrik Beikirch alias ECB, un artiste allemand et représentent respectivement un homme et une femme. Ce dernier a vécu au Maroc où il a photographié au grès des rencontres,  des personnes n'ayant jamais voyagé de leur vie, ces œuvres leur rend hommage en les transportant de manière poétique aux quatre coins du globe. 
Graffeur : ECB

Voilà, ce sont les premières oeuvres que je souhaitais te faire découvrir cher lecteur, sois patient, les prochaines arrivent bientôt et devraient pouvoir combler ta soif de street art. 
Le chocolat a toujours été pour moi synonyme de gourmandise, de plaisir et surtout de tentation. Nul besoin de vanter ses vertus nutritionnelles ou aphrodisiaques, j'y suis accro depuis ma première tablette. D'ailleurs, je le déguste sous toutes ces formes, en tablettes, en pâte à tartiner, au lait ou noir, parsemées de noisettes ou de zestes de citron vert...bref, j'ai le chocolat dans la peau et il est bien difficile de me faire renoncer à ce plaisir. Mais voilà depuis quelques années, cette obsession chocolatée s'est intensifiée à travers la recherche du parfait mi-cuit au chocolat. Cette quête intense fut longue et semée d'embûches (pas loin de 17 recettes différentes testées) jusqu'à l'arrivée sur notre petit écran de Cyril Lignac. Non pas que je renie la recette originelle de Michel Bras, chef triplement étoilé mais il me fallait une recette qui saurait contenter ma gourmandise à la moindre demande. C'est ainsi que, lors d'une promenade entre les rayons de mon libraire d'occasion favori, je suis tombée nez à nez avec l'ouvrage du chef Lignac et c'est en feuilletant frénétiquement les pages pour arriver à la rubrique dessert que je suis tombée sur cette recette : beaucoup de chocolat, autant de beurre, un soupçon de farine...il n'en fallait pas moins pour que je succombe. Impatiente de pouvoir tremper ma cuillère dans cette promesse chocolatée, j'ai testé cette recette l'après midi qui a suivi. Le verdict était sans appel, ce mi-cuit au chocolat était parfait : un mi cuit moelleux au coeur coulant à souhait avec une croûte légèrement croustillante. Et pour ne pas décevoir mon penchant sérieux pour le chocolat, j'y ajoute ma touche personnelle pour plus de gourmandise : un carré supplémentaire au centre.

Nombre de personnes : 4
Prix : Bon marché
Difficulté : Facile

Temps de préparation : 10min
Temps de cuisson : 12min-15min

Ingrédients
2 oeufs
50g de sucre semoule (sucre poudre)
30g de farine
100g de beurre demi-sel
100g de chocolat noir (65% de cacao minimum) + 4 carrés

Recette
1 : Préchauffer votre four thermostat 6 (180°c), convection naturelle.
2 : Dans un saladier, battre les œufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
 Ajouter la farine et battre jusqu'à obtenir un mélange homogène.
 
3 : Faire fondre le chocolat au bain marie avec le beurre.
Ajouter le chocolat fondu au reste de la préparation.
 
4 : Verser 2/3 de la pâte dans les ramequins préalablement beurrés.
Ajouter au centre un carré de chocolat puis recouvrir de pâte.
5 : Enfourner durant 12 minutes (15 minutes selon la chaleur de votre four), le coeur doit rester tremblotant.
Laisser refroidir quelques minutes puis démouler délicatement.
6 : Servir avec un coulis de fruits de la passion, des fruits rouges ou du caramel au beurre salé.

Source : Cyril Lignac, Aude de Galard et Leslie Gogois : Oui chef (c'est moi qui cuisine)
Quand j'ai rencontré monsieur Berbouille, prendre un petit déjeuner le matin ne faisait absolument pas partie de mes priorités. Les jours où cela m'arrivait, il se résumait simplement à un pain chocolat acheté et avalé à la hâte sur le chemin du travail. Il m'était en effet inconcevable de sacrifier ne serait-ce qu'une minute de sommeil pour déjeuner. Seulement, pour mon cher et tendre, le petit déjeuner est une étape incontournable de la journée. J'avais beau m’emmitoufler sous la couette à la recherche des bras de Morphée, j'étais alléchée par l'odeur des tartines de brioches grillées et du café moulu. Il avait donc trouvé le secret pour me faire sortir du lit, titiller ma gourmandise. Le petit déjeuner est désormais un rituel à la maison et pour ne pas me lasser, je teste tout un tas de recettes qui contenterait la gourmande que je suis. La première recette est celle des buttermilk pancakes mais pas n'importe lesquels, les meilleurs pancakes que j'ai pu goûté, déniché sur le blog d'Estelle qui l'a elle même trouvé dans le livre Cook 1.0. de Heidi Swanson. Ils sont moelleux à souhait, parfait recouvert de sirop d'érable ou de confitures de fruits rouges.

Nombre de personne : 2
Prix : Bon marché
Difficulté : Facile
Temps de préparation : 5min
Temps de cuisson : 10min


Ingrédients :
125 g de farine
1/2 cuillère à café de levure chimique
1/4 de cuillère à café de bicarbonate de soude
30 g de sucre
240 ml de lait fermenté
1 oeuf
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe d'huile

Recette :1 : Dans un saladier, battre l'œuf, l'huile et le lait fermenté.
Dans un saladier, tamiser la farine, le sucre, la levure, le bicarbonate de soude et le sel.
Former un puits, verser le liquide lentement et mélanger à l'aide d'un fouet. Il n'est pas nécessaire que la pâte soit très homogène.
Laisser reposer la pâte 15 min au réfrigérateur.

2 : Dans une poêle, à feu moyen, faire fondre une noix de beurre. Quand le beurre frémit, étaler le à l'aide d'un papier absorbant. Verser une louchée de pâte et faire cuire jusqu'à ce que des bulles se forment à la surface.
Retourner les pancakes à l'aide d'une spatule et cuire quelques secondes pour qu'il soit bien doré.
Dégustez avec du sirop d'érable et du beurre fondu.