Le jardin japonais de Toulouse

Cela fait maintenant 12 ans que j'habite à Toulouse et je découvre encore des recoins de la ville qui m'étaient inconnus. Une des bonnes résolutions que nous avons prises avec Monsieur Berbouille en 2017 fut de visiter notre ville avec un regard de touriste, guide dans une poche et appareil photo autour du cou. Nous sommes partis à la découverte de notre ville rose dont nous arpentons les rues au quotidien sans nous y attarder. Or, il nous est apparu bien dommage de ne pas profiter des trésors que notre ville avait à nous offrir et à ne pas bousculer le train train parfois pesant du métro-boulot-dodo. Ce fut l'occasion de revisites et de découvertes que je vous propose de partager avec vous, cher lecteur, à travers des articles dédiés à la ville.
  
 
Habitant le quartier des Sept Deniers depuis deux ans et ayant travaillé deux ans demi dans le quartier Compans-Caffarelli (merci à Métropole...Toulouse pour le déménagement forcé de fin d'année), le jardin japonais fut une évidence comme thème pour un premier article. Pendant mes années de travail chez un courtier situé à quelques minutes à pied, il fut le théâtre de nombreuses discussions entre collègues : j'y ai écouté ma collègue, Madame Ambre solaire vanter les merveilles de sa très chère Turquie, j'ai souri intérieurement en écoutant les affres du coeur de Madame Cidre devenue une amoureuse assumée depuis et nous nous sommes offusqués des travers de la société reproduits à l'échelle de notre entreprise. Ce jardin est aussi celui où Monsieur Berbouille a débuté ses premiers cours de photographie s'agaçant des jeunes filles prenant la pose inlassablement sur les ponts et des personnes s'allongeant sur l'herbe interdite à la détente. 
  
Mais revenons à nos moutons, le jardin japonais est donc un jardin situé au coeur de l'espace vert de Compans Cafarrelli et crée par l'ancien marie de Toulouse Pierre Baudis en 1981. Classé parmi les jardins remarquables de France, il est inspiré des jardins japonais de Kyoto construits entre le 14e et le 16e siècle. On y retrouve ainsi le charme des jardins paisibles de l'époque représentant avec ordre et asymétrie les préceptes de la philosophie asiatique. Les éléments de la nature sont ainsi tantôt dessinés à travers leur forme minérale, aquatique et végétale et parés d'éléments décoratifs tels que le mur d'enceinte, les ponts, les lanternes et le pavillon de thé. Il présente également des variétés botaniques d'Extrême Orient dont les cerisiers qu'il est très agréable de découvrir lors de la floraison des cerisiers au printemps. Une fête est d'ailleurs dédié à cet arbre à cette période de l'année. 
Je vous recommande donc vivement de découvrir ce lieu atypique au coeur de la ville pour son côté paisible et enchanteur. Petite anecdocte : la statue à l'entrée du jardin est celle de Taïsen Deshimarü, maître bouddhiste zen japonais qui a contribué à l'essor du bouddhisme zen en Occident. 
  
Accès : Métro Compans Caffarelli 
Entrée gratuite
Ouvert tous les jours de 7h45 à 19h (21h en été)